33o ‘ HISTOIRE
rentes parties du tourbillon dans le sens dn rayon du parallèle,ou si l’on vent , du rayon meure du tourbillon. Mais il n’y ena aucun dans la direction perpendiculaire à ce rayon ; toutesles parties tendent à remonter vers l’équateur sans être contre-balancées par un effort contraire et égal , ce qui ne peut man-quer de mettre le désordre dans ce tourbillon , et de le détruire,II Semble même suivre de là qu’un tourbillon sphérique est abso-lument impossible ; aussi ce paroît être le sentiment de M. ti’A-lembert dans l’ouvrage que nous avons cité plus haut. La secondedes objections dont nous venons de parler, regarde la manièredont M. Bernoulli conçoit que les planètes décrivent des or-bites elliptiques. M. Bouguer montre, dans un mémoire inséréparmi ceux de l’académie en ìy'òi , que les deux portions decourbe que décriroit la planète par ses oscillations de i’aphélieau périhélie , rre sanroient être égales et semblables.
On a encore de Jean Bernoulli une antre pièce qne celleque nous avons citée pins haut , et dans laquelle en admettantles tourbillons cartésiens avec les changemens imaginés dans lapremière , il prétend déduire l’inctinaison des or biles des pla-nètes à f equateur solaire , des seules lois de l’impulsion com-muniquée à ces planètes par le tourbillon. Mais comme il yprend pour principe , que chaque planète, la terre par exemple,est un sphéroïde alongé , et que le contraire est aujourd’hui unevérité constante , il en résulte que son tourbillon et tous sesraison ne mens , quelque spécieux qu’ils paroissent , sont plusingénieux que solides.
M. Leibnitz , dans un écrit inséré dans les Actes de Leipsîck ,et intitulé Tentamen de mutuum ceLestrum cai/sis , tentoit deconcilier les tourbillons avec les phénomènes d’uue. antre ma-nière. II supposoit dans les différentes couches dn tourbillon,une vitesse en raison réciproque des distances, et ensuite com-binant la translation circulaire de la planète dans ces différentescouches , avec sa force centrifuge et une force centrale qui lapoussoit ou l’attiroit vers le soleil , il réussissoit à montrer que ,si cette dernière étoit en raison inverse du qu a r ré de la dis-tance , la planète décriroit des aires égales en temps égaux , etune ellipse ayant le soleil à son foyer; mais il y a Contre cesystème autant de difficultés à opposer que contre le précédent.
Premièrement, un tourbillon tel que le conçoit M. Leionitz ,ne sauroit subsister ; car la force centrifuge de chaque particulede matière y croîtroit à mesure qu’on s’approcheroit du centre.2 , 0 . Ce mécanisme satisfait , à la vérité , au mouvement d’uneplanète seule considérée dans les diverses parties de son orbite;mais si l’on compare deux planètes différentes , on trouveraque la loi de Kepler exige une circulation différente de celle