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Tome second.
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634 HISTOIRE

ner lieu à cette méprise, qu’on ne sauroit établir sur cela rien

de certain.

Je crois devoir à peine m’arrêter sur les conjectures de di-vers auteurs qui, d’après les historiens , ont cru pouvoir dé-terminer diverses autres révolutions périodiques de comètes.Ces apparitions sont si fréquentes, qu’il n’est pas difficile , quandon le cherche tant soit peu, d’en trouver qui soient distantesde quelques intervalles égaux ; dé sorte qu’on ne peut déduiredelà aucune conséquence pour le retour périodique de ces astresSi cependant on peut établir quelque conjecture sur cette com-paraison, aucune ne seroit mieux fondée que celle qui feroitde la comète de 1686, la même que celle de 1612. Car on entrouve une 174 ans auparavant, en i3i8, puis n65 , en 900,en 817 , et eníin 870 ans auparavant, c’est - à - dire , à la dis-tance de cinq fois 174 ans, en l’année 53 avant Jésus-Christ;de manière que cette comète auroit une période de 174 ansenviron. Je dois cette remarque à M. Struick. Quant auxcomètes de 1787 et de i536, que M. Machin a prises pour lamême dans les transactions philosophiques , n°. 444 , cela n’aaucun fondement, et M. Machin s’est rétracté lui-même dansle numéro suivant. En effet, en comparant leurs élémens, onvoit qu'elles n’ont rien qui se ressemble. Je n’eusse rien dit decette méprise , si je ne l’avois pas trouvée répétée dans presquetous les livres où l’on parle du retour des comètes.

La théorie des comètes de Neuton , a eu le même sort quela physique céleste dont elle fait partie. Tant que le systèmede Descartes a disputé le terrain à celui de Neuton, on s’estretourné de bien des manières pour échapper à la force despreuves qui déposoient en faveur du sentiment du philosopheAnglois. Que n’a-1-on pas fait surtout pour éluder l’objectionque fournit contre les tourbillons Cartésiens le mouvement ré-trograde ou latéral de plusieurs comètes. II y auroit même quel-que lieu de s’étonner du silence qui régnoit alors entre lesastronomes François sur la théorie de Neuton , si l’on ne sa-voit que Descartes sembloit triompher vers ce temps. L’ingé-nieux secrétaire de l’acadéinie écrivoit dans l’extrait d’un desmémoires cités (1), que le système des tourbillons, âpres tantde difficultés qu’il avoit essuyées, paroissoit enfin avoir satisfaità tout, et n'avoir plus rien à craindre des efforts de ses anta-gonistes. Mais jamais cri de triomphe ne fut plus voisin de ladéroute entière. L’applatissement de la terre , démontré peud’années après, et l’exposition lumineuse que M. de Maupertuislit vers le même temps de la théorie de ['attraction , dans son

(x) Mém. de l’Acad. de 1736*