DES MATHÉMATIQUES. Part. IV. Liv. IX. 641
la manière île transmettre à la postérité toute sorte de me-sures , &c. Cet astronome en lin , à qui il ne manqua guère , ànotre avis , que d’être placé sur un théâtre plus brillant , ex-celloit aussi dans la Mécanique. Il laissa quantité cl'écrits quin’ont pas vu le jour , et que l'ouvrage cité ci dessus donne lieude regretter. Parmi ces écrits sont des tables de sinus, calculéesde seconde en seconde, que possédoit l’académie des sciences.M. Mouton étoit né à Lyon ou dans les environs, vers 1618.II étoit ecclésiastique , et prêtre dune des collégiales de cetteville , où il mourut en 1694.
On ne doit pas passer ici sous silence un homme qui servitfort utilement l’Astronomie sur la lin de ce siècle et au com-mencement de celui-ci ; je veux parler de M. de La-Hire. Nousne dirons mót ici de ce que lui doivent la géométrie et lesautres parties des mathématiques, car il les cultiva toutes avecUne ardeur presque égale , et il n’en est aucune dans laquelleson noin ne joue un rôle distingué. L'astronomie lui doit enparticulier une longue suite d’observations , principalementconsignées dans les Mémoires anciens de l’académie , et dansles modernes jusques en 1718 , où il termina sa longue et la-borieuse carrière. On lui dut des tables astronomiques , quifurent pendant long temps les plus exactes ; il en publia lapremière partie en 1687, sous le titre de Tabularuni astrono-rnicarum pars prlor, &c. Cette partie ne comprend que lestables des inouvemens du soleil , de la lune et des étoiles fixes ;elles furent réimprimées et complettées en 1702. , et parurentsous le titre de Talmîae Luiiovici Magni jussu et munificentìaexaratae , <&•<?. (Paris, in- 4". ). On y voit qne M. de La-H ire a voit tenté au moins d’affranchir ses tables de la suppo-sition de toute hypothèse ; en quoi je laisse à ceux qui sontplus versés que moi dans l’astronomie , le soin de juger s’ilavoit raison, il en est une , celle de Kepler , trop bien prouvée,pour qu’elle ne doive pas servir de base à tous les calculs.Quoiqu 'il en soit , ces tables ont été long-temps estimées ,c est-à-dire , jusqu'à ce qne de nouvelles découveites astrono-miques, comme celles de l'aberration de la lumière, de la nu-tation de Taxe de la terre , de faction des planètes les unessur les antres , <Stc. , ont obligé d'en fixer les principaux élé-m'ens <l’une manière un peu différente. Elles ont été traduitesen différentes langues, et même en indien , pour un Raja cu-rieux d’astronomie ; c’est une anecdote que nous apprend leP. Pons , dans une lettre insérée parmi celles des missionnairesjésuites. Pilles n’ont enfin cédé en quelque sorte le pas qu’àcelles de M. Hallei. Ce membre illustre de l’académie des sciencesétoit né en 1740, d’un père, célèbre peintre ; il avoit lui-mêmelomé II. M m m m