DES MATHÉMATIQUES. Part. V. Liv. V. 87point démenti ( i). 1:11e le chargea de se transporter à Berlin , poury faire des observations correspondantes à celles de la Caille.On savoit déjà que cette capitale étoit presque sous le mêmeméridien que le cap ; mais elle avoit de plus l’avantage d’avoirpour président de son académie Maupertuis , qui ne pouvoitque procurer à un observateur françois , tout ce dont il pour-roit avoir besoin , pour remplir complètement sa mission. Ajou-tons encore que M. Ries-, astronome de Berlin, qui étoit à latête de l’observoire royal, se fit un plaisir d’accueillir l'astro-nome françois, et de travailler de concert avec lui; et le Roide Prusse y prit un intérêt marqué. Le citoyen de la Lande necessa, pendant plus de sept mois, d’observer la lune au mé-ridien de Berlin, toutes les fois que le ciel le permit, en prenanten même temps la distance au zénith de l’un de ses bords, ety faisant d’ailleurs les autres observations nécessaires pour dé-terminer avec la plus grande exactitude, la position respectivedes deux méridiens de Berlin et du Cap. On peut voir la suitede ces observations dans les Mémoires de L*Académie desSciences de Paris, de 1752 , ainsi que dans ceux de Berlin.
On auroit pu choisir Stokholm pour ces observations cor-respondantes; carde la détermination de la longitude du Cap,scrupuleusement faite par la Caille, il résulte que Stokholmn’est que d une minute et cinq secondes de temps plus à l’occi-dent que le Cap, tandis que la différence de longitude entre cepoint de la terre et Berlin, est de 20' 5" ; mais W argentin ayantfait à Stokholm quantité d’observations, dont un grand nombresont correspondantes à celle de la Caille ; on n’a point à regreterde n’y avoir pas envoyé jun astronome. D’ailleurs, la différencede longitude entre Berlin et le Cap est si peu considérable, qu’onest assuré que les réductions à faire pour rendre les observa-tions absolument simultanées , ne sauroient être susceptiblesd’une seconde erreur.
On ne sauroit exiger de nous que nous entrions dans le dé-tail des observations que nous venons d’indiquer : nous nousbornerons donc aux résultats.
La Lande a trouvé que la parallaxe de la lune pour Paris estentre 5 V 28" et 61 ' 26". La moyenne est 57', avec toutes leséquations qu’exigent les inégalités de la lune, (Astronomie,art. 1696) ce qui donne la distance entre 8L^o3 et 91485 lieuesde 25 au degré.
(1) Ce fut Letnonnier qui choisit le Maupertuis, son ami, à faire demandercit. de la Lande , son élève à dixMieuf un astronome par le roi de Prusse», etans, pour l’envoyer à Ueilin , le faire lui confia son mural de cinq pieds, L,tconnoître en astronomie et procurer en Angleterre , par Sisson.sa réception à l’Académie. II engagea