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Tome quatrième.
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9 4 HISTOIRE

la méthode de représenter géométriquement des éclipses , ct sur-tout celles du soleil, expliquée avec beaucoup d’étenduc et declarté. La seconde contient les observations de plusieurs années,faites par le père Kegler , président du tribunal des mathéma-tiques à la Chine. La troisième et la quatrième, qui sont l’ou-vrage du père Melchior de Briga, aussi jésuite, et professeurde mathématiques au collège romain, contiennent une multi-tude de détails astronomiques, physiques et philologiques surle même sujet, qui font de ce livre un traité complet.

Quoique pour le calcul des éclipses solaires, nous n'ayonsparlé que de la méthode graphique, on ne doit cependant pasîa regarder comme suffisants. Les méthodes trigonométriquesct analytiques sont les plus importante, et les plus exactes. Lou-ville et Mayer, de Pétersbourg, avoient donné des méthodesanalytiques , mais personne n’a poussé plus loin l’analyse queDuséjour , dans les Mémoires de l } Académie , pour 1765 etsuiv. Ct dans son Traité analytique des mouvemens des corpscélestes , ( 1786 ;) il a épuisé tous les problèmes et tous les casde toutes les espèces d’éclipses. M. Goudin s’en est aussi occupédans deux mémoires imprimés, et s’en occupe encore actuelle-ment, avec autant de profondeur que de sagacité.

Pour coïinoître les méthodes anciennes, il faut consulter Y Al-mageste de Ptolérnée, (livre 6 ; ) l ’Almagestum novum du pèreIficcioli; P Astronomie de Gregory ; ou bien 1 Astronomie de laLande. Celui-ci a adopté une méthode qu’il a simplifiée , aupoint de pas employer deux heures pour tirer tous les résultatsd'une éclipse observée , ce qui intéresse le plus l’astronomie,comme on le verra dans l’article suivant.

Pour reconnoître si une conjonction ou une opposition seraaccompagnée d’óclipse, les astronomes ont cherché à abrégerpar des moyens plus simples et en quelque sorte mécaniques.Je citerai seulement Lahire , qui décrit dans ses tables as-tronomiques une roue ou machine écliptique propre à ceteffet. Le P. Nicasio , grammatici, jésuite, publia aussi en 1720un ouvrage , où il décrivoit une machine ou méthode orga-nique semblable pour le calcul des éclipses. Lambert s’est encoreproposé le même objet dans son ouvrage intitulé, Beschreibungund gebrauch einer ecliptìschen ta sel , c’est-à-dire» Descrip-tion et usage d’une table (ou tableau') écliptique, au moyen,de laquelle on peut calculer et projeter de la manière la plusfacile y toute éclipse de lune ou de terre, (de soleil) (Berlin,ij 65 , in- 12.) On peut, en effet, au moyen de cette planchegravée et de l’instructiorx qui la precède , reconnoître aussi-tôtsi une conjonction ou opposition sera accompagnée d’éclipse,et ensuite en calculer à-peu-près le moment et les différentes