3 oa HISTOIRE
connues quo do nom ,_ et des Tables alphonsines qui ont euune grande célébrité , tome I. page 5io; mais nous donneronsici ì’histoire de celles qui ont été publiées depuis la renaissancede l’astronomie parmi nous. Quelque imparfaites que fussentles Tables alphonsines, l’Europe savante fut obligée de s’entenir là pendant plusieurs siècles. Heureusement le calcul assezapproché d une éclipsé ou des diverses phases de la lune quoiquece qui frappe le plus le vulgaire n’est rien moins que ce quel’astronomie a de plus difficile ; sans quoi je pense que l’hon-neur de la science eut été bien souvent compromis.
Les Tables alphonsines ont été imprimées pour la premièrefois en i 483. On lit à la fin Finis tabularum alphonsi régiscastellae impressionem quarumemendatissimam EhrardusRad-iait Augustensis mira arte sua et impensa felicissimo sidérécomplere curavit, anno salutis i 483, sole in vigesimo graducancri gradienìe hoc est 4 non. Julii anno jnundi 7681. Solideo domìnanti astrìs gloria. Elles furent de nouveau impri-mées en i5p2 sous le titre de Tabulae astronomicae Alfonsi X,régis , et finissent suivant l’usage du temps par ces mots, ex-pliciunt Tabulae astronomicae divi Alfonsi romanorum 2 (et)castellae reg. illustrissimi. Opéra et arte mirifica viri solertìsJoannis Hamman de Landoya dictus Ilertzog , cura q: suanon mediocri ; impressione complété existant Jelicibus astris ;anno à prima rerum aetherearuin circuìtione, 8476. Sole inparte r8 gradiente scorpii sub solo veneto anno salutis 1492,currente , prídie calenaas novembris , Tenetìis. Ori peut s’éton-ner ici de la première qui est daté de l’an du monde 7681 ; etla seconde qui, d’après le même ère , auroit dû l’être de l'andu inonde 7689 ou 7690, l’est de l’an 8476. L’inspection desdeux éditions expliqueroit peut-être la différence. Quoiqu’il ensoit, ce sont des curiosités typographiques , surtout la premièreédition qui paroît beaucoup plus rare que la seconde. 11 y ena eu encore une troisième édition en i5i8, sous le titre deTabulae astron. divi Alfonsi régis romanorum et castellae , nu-per quam diligentissime cum additionibus emendate ex of-ficina litterana Pétri Lichtenstcin , i5i8. Tenet. item. 1 555 .
Après les tables alphonsines, je trouve les suivantes : Tabulaeastronomicae Elis ab ethae (fsabellaé) reginae Hispaniae et Sici-liae,ab Ant. di Corduba , i5o3. Tenet, m-4 0 . it. ibid. i 5 \j . J’i-gnore quel étoit le mérite de ces tables. On volt par le titre que lecardinalBorgia, fameux par sescrimeset sa méchanceté, fut un despromoteurs de cet ouvrage. 11 aimoitapparemment l’astronomie,ou plus probablement l’astrologie.
Tabulae astronomicae quœ vulgo quia et diffìcultate et obs-curitate carent resolutae dìcuntur ex quìbus tu m erraticorum