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Tome quatrième.
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3 i 4 HISTOIRE

les étoiles, et c’est à juste titre, puisque jamais on n’en avoitdéterminé avec d’aussi bons instrumeus, et par un si grandnombre d’excellentes observations. Le catalogue des étoileszodiacales de Mayer a été employé à juste titre par M. W.mais il paroît lui donner sur celui des étoiles zodiacales de laCaille un grand avantage, et nous remarquerons à ce sujet quele cit. de Lambre en ayant vérifié plusieurs , a trouvé que cellesde la Caille sont plus exactes, malgré la réputation de Mayer,et que c’est une véritable obligation que nous avons à Bailly,qui , en 1763 commençant à s’occuper d’astronomie, se chargeade réduire, de calculer et de publier ce catalogue. C’est le mêmeBailly qui, après avoir présidé les Etats Généraux en 1789 d’unemanière distinguée , fut proclamé maire de Paris, le i5 juillet,par la voix publique de ses concitoyens, et qui a été assassinéle 11 novembre 1793 , sous une forme qu'on appeloit juridique ,parce qu'on donnoit le nom de tribunal aux bourreaux que lesbrigands révolutionnaires chargeoient de leurs assassinats.

M. Edouard Garrett, élève de M. Wales, a calculé les mou-vemens de précession de toutes ces étoiles, par les tables et lesrègles que Maskelyne a données dans le premier volume deses observations. Chaque étoile a d’abord été réduite au milieude l’intervalle , entre l’époque du catalogue et celle de 1790.On a ensuite calculé la précession annuelle pour ce temps-là,et celle-ci multipliée par le nombre total d’arnées, a donnéle mouvement total ; enfin la précession annuelle a été encorerecalculée pour cette année 1790 avec la nouvelle position.

Ce travail immense exigeoit un calculateur laborieux et exact,surveillé encore et vérifié de temps en temps par M. Wollaston;mais il y a quelques étoiles voisines du pôle pour lesquelleson'auroit dù employer les formules rigoureuses que le cit. deLambre a données dans la Connorssance des Temps de 1789et 1793. En parlant du catalogue de Bradley qui contient 38oétoiles publiées dans le Nautical almcinac de 1778 ; fauteur nousannonce que ce n’est qu’une très-petite partie de ce qu’on au-roit pu tirer des papiers de ce grand astronome, si ses héritiersn’avoient pas dérobé le reste au public; mais ils ont été enfinréclamés comme appartenans à l’Ètat. Le chancelier de l’échi-quier les remit à l’université d’Oxíord, où M. Hornsby a publiéles cinq premières années de ces observations en 1798.

Bradley avoit calculé tout le catalogue de Flarasteed pour 1 y 44 iet en avoit observé toutes les étoiles deux fois, d’abord avecles instrumens qui étoient à Greenwich avant i^5o, ensuite avecceux qu’il avoit obtenus à cette époque ; mais nous n’avonsencore que les 38o étoiles dont nous venons de parle : elles,ont été réduites à 1790, avec grand soin par M. George Gilpin *