DES MATHÉMATIQUES. Part. V. Liv. VIL 333d’Astronomie , parce qu’on y avoit fait usage du calendriergrégorien.
Mais en 179 5 , cette fureur de calendrier nouveau n’existoitpas, on disputoit seulement sur sa forme.
C’est par une suite de ces incertitudes et de ces tracasseries queIon vit une contradiction Abrégé d^Astronomie â.uc\t.âe
la Lande, qui parut le 21 juillet 1795; car à la pag. 209 on voitles années 3,7, n, i 5 , 20, sextiles, et dans l’addition qui està latin, pag. 418, on trouve que ce seront les années 4, 8, 12,16,20. Mais on trouva mauvais que le cit. de la Lande eût fait cechangement sans qu’il y eût un décret; cependant les membresmême de ce comité lui conseilloient de le faire, parce qu’on crai-gnoit que si la question étoit portée à l’assemblée, cela 11’occa-sionnat le discrédit du calendrier auquel alors on étoit peu favo-rable. Ainsi, cet errata de la pag. 418 a besoin d'un autre errata,ou doit être supprimé.
Le cit. de la Lande avoit donc pris sur lui d’annoncer dans leJournal de Paris, que Tannée 3 ne devoit pas être sextile; lebureau des longitudes craignit une tracasserie, et Ton mit unarticle contraire. Airj^i, Ton disputoit dans les journaux si Tannée3 devoit être sextile ; le cit. de la Lande fut appelé au comitépour rédiger un décret, et il étoit le maître de décider laquestion; mais tons les almanacs étoient imprimés, il craignitune trop grande confusion, et il préféra de laisser subsister lecalendrier tel qu’il étoit; il ne voulut pas sacrifier à son amour-propre et à sa conviction, Tintcrêt d’une Ioule de libraires, etexposer tous les départemens à la confusion et à‘Tincertitude.Voici le décret da 5 e . jour complémentaire an 3 , tel qu’il fut im-primé dans les journaux.
Lakanal, au nom du comité d’instruction publique et dubureau des longitudes, vient répondre à la question faite desavoir s’il y aura cette année 5 ou 6 jours complémentaires.Cette question, dit-il, est décidée par Tarticlo 3 du décret du 5octobre r793, qui porte que Tannée républicaine commenceratoujours à l’équinoxe vrai. Cette disposition n’est pas rigoureu-sement conforme aux principes de Tastronouiie ; mais le décretest rendu, il n’y a pas à y revenir, et il est décrété que cetteannée aura six jours complémentaires.
1 e 3 o septembre 1799, le cit. de la Lande s’adressa à rassem-blée : on nomma une commission ; mais la révolution du 18brumaire an 8, 9 novembre 1799, empêcha la conclusion.
Ainsi, le calendrier républicain reste toujours affecté de cetteerreur, et le cit. de la Lande paroît plus occupé de le faire re-jeter que de le perfectionner, parce qn’il voit Timpossibiìité de lefaire adopter, quoique plus simple et plus commode. Quoi qu’il en