Band 
Tome quatrième.
Seite
345
JPEG-Download
 

DES MATHÉMATIQUES. Part. V. Lxv. VII. 345astronomes célèbres, tels que Picard de la Hire, Maraldi, oncleet neveu, Lefevre, Fouchy, Legentil, Chappe, actuellementles cit. Mechain et Bouvard. II est enfin peu d’astronornes al’académie qui n’y aient fait en quelque sorte leurs premièresarmes. Le cit. de la Lande, qui en étoit directeur depuis le 17Mai 1795 , obtint un grand mural par le crédit du général Bona-parte ; le bureau des longitudes, établi par la loi du ^.5 juin 1796,s est occupe de la perfection de cet établissement.

Ce n’est pas dans ce seul endroit de la capitale que l’astro-nomie a été cultivée avec succès ; il y a eu et il y a encore à Parisun assez grand nombre d’observatoires particuliers. L'observa-toire de l’Ecole-Militaire est, après le précédent, le plus célèbrede Paris. Dès 1768 , le duc de Choiseul ayant ordonné la cons-truction d’un observatoire à l’Ecole-Militaire, le cit.de la Landedemanda qu’on y fît un gros mur propre à recevoir un grand quartde cercle mural qui manquoit au grand observatoire, et qui étoitnécessaire pour l’entreprise qu’il méditait; on n’avoit pas l’instru-ment, mais il disoit ce que la loi des servitudes dit de la pierred’attente, perpetuò damans , et il ne s’est pas trompé ; car aprèsavoir tait des efforts inutiles auprès des ministres les plus savanset les plus célèbres, MalesherbesetTurgot, pour avoir un mural,il l’obtint en 1774 , de Bergeret, receveur général des íinances ;avec ce nouveau secours, il délégua au jeune d’Agelet, sonélève, qui étoit professeur à l’Ecole-Militaire, la description duciel étoilé; il commença en 1782 à s’en acquitter d’une ma-nière utile ; mais pour son malheur et celui de l’astronomie , levoyage de la Perouse nous l’enleva le 28 juin 1785 , et cette perteétoit difficile à réparer. Le cit. de la Lande s’étant trouvé seul enpossession de cet observaire, y continua les observations, tantpar lui que par son neveu Michel le Français de la Lande, et ilen a résulté le plus grand travail astronomique qu’on ait jamaisexécuté. Les observations de 5 oooo étoiles qui ont été publiéesdans le t. I de XHistoire céleste Françoise, par le cit. de laLande en 1801.

Joseph de l’Isle, à son retour de Russie, en 1748, s’établit ruedes Mathurins, dans l’hôtcl de Clugny ; le cit. de la Lande ytravailloit avec lui depuis 1749, et le cit. Messier y observe depuisiy 5 'ò: il a rendu cet observatoire mémorable parla découvertede plusieurs comètes.

Louville avoit observé dans la coupole du Luxembourg àParis ; de l’Isle et de la Lande y ont aussi travaillé.

Godin et Fouchy avoient leur observatoire dans la rue desPostes, près l’Estrapade.

Le Monnier obtint en 1742 , par le crédit des Noailles , auxcapucins de la rue Saint-Honoré, un observatoire qui a toujoursTome IV. X x