DES MATHÉMATIQUES. Part. V. Liv. VII. 353Bas. Cependant il est retourné en 1789 à Utrecht pour re-prendre, malgré son grand âge, ses utiles travaux..
Dans les Pays-Bas autrichiens , actuellement françois, l’astro-nomie ne paroît pas avoir été cultivée ; le seul observateur de cepays est un gentilhomme anglois,M. Pigott, qui, après avoir passeà Caen plusieurs années occupé de l’observation, et en ayantfait de fort curieuses sur les étoiles changeantes, s’étoit fixe, en1772 et 1773, dans les Pays-Bas, pour y coopérer à un grand travaildésiré par le gouvernement, qui consistoit à rectifier la carte dupays , ce qu’il a fait gratuitement et môme à ses frais. Une fouled’observations intéressantes pendant ce séjour, tant par M. Pigottque par son fils, dans toutes les parties des Pays-Bas, en ont étéle fruit. On les lit dans le premier volume des Mérn. de. l’Acad.de Bruxelles. Mais MM. Pigott sont retirés aujourd’hui en An-gleterre.
If Allemagne ne s’est pas moins distinguée que l’Angleterre,par le nombre d'observatoires. E'exemple d’Hévélius fut d’abordsuivi par le sénat de la ville impériale de Nuremberg, qui fitconstruire, en 1678, un observatoire, où George-ChristopheEiinmart observa jusqu’en 1705. Philippe Wurzelbau fit cons-truire à Nuremberg, en 1692 , pour son usage particulier, unautre observatoire dont on peut voir la description dans son ou-vrage, qui a pour titre : Uranìes noricae Basis. 1697. Ses instru-mens ont été acquis par le magistrat , mais ils sont anciens(M. Bcrnoulli, Lettres sur différens sujets , 1777, tom. I,p. 27 ).
A Danzig, où Hévélius avoit fait fleurir l’astronomie, il n’yavoit plus d’observatoire ; peut-être l’incendie de l’observatoired’Hévélius avoit privé de toute commodité; à cet égard, quel-ques mathématiciens que nous présente cette ville , commeHanov, mathématicien , connu par divers ouvrages ; Kuhn ,dont on a aussi quelques petits écrits physico astronomiques surles taches du soleil , sur les queues des comètes , insérés dansle t. I. de la Société des curieux de la nature , de Danzig ( enallemand). Mais il y a quelques années qu’un citoyen riche decette ville, le docteur Wolf,a travaillé à rétablir la gloire astro-nomique de Danzig , en y fondant et élevant à ses frais un obser-vatoire , dont, par son testament, il a fait don à la société dontnous venons de parler, sous la protection du sénat de cette ville, II
S ublia en 1784, ses observations astronomiques faites à Danzigans un ouvrage intitule i Obs. astr. Dantisci faclae ab ann.1774 &d A. 1784, una cum alìis Warsaviae^ et Dirsaviae factisab ann. 1764 ad 1778, per D. de Wolf, adjecta est descriptioobservatorii Gedanensis. Berol. 1786. On y voit que c’étoit unobservateur assidu. On trouve dans le Journal astronomique deTome iy. Y y