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Tome quatrième.
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DES MATHÉMATIQUES. Part. V. Liv. VII. 3 79réputation dans les sciences et les lettres. 11 est fâcheux queMorin ait donné dans la double folie et de protéger l'astro-logie et de combattre le mouvement de la terre. Car c’étoitun bon astronome pour la théorie, comme on le voit dans sonlivre Longit.ulinum scìent/a , ou Astronomìa restituta , 1634- Etil fut le premier qui vit les étoiles en plein jour. Morin mouruten i656. II est le dernier astrologue que l’on puisse citer.

Depuis ce temps le crédit de l’astrologie a toujours été endéclinant, au point qu’on ne trouveroil peut être pas aujour-d’hui en Europe quatre hommes qui sussent dresser un thèmecéleste. On raconte plaisamment dans l’éloge d’Ozanam qu’unseigneur polonois q ut le croyoit grand astrologue, ayant vouluavoir son horoscope , Ozanam céda à ses instances et le luidressa au hasard, en employant les termes et les figures usitéespar ces charlatans ; quel fut son étonnement d’apprendre biendes années après que la plupart de ses prédictions s’étoientvérifiées?

On a pourtant vu encore dans le dix-huitième siècle le fa-meux comte de Boulainvilliers donner dans le travers de l’as-trologie. Oa a de lui divers manuscrits où il en prenoit la défense.Mais cèlui qui trouvoit le gouvernement féodal, le chef-d’œuvrede■ l’esprit humain, et qui respectoit assez peu les droits de1’humanité pour gémir de l'affranchissement des François, étoitbien digne de croire à l’astrologie.

L’astrologie a encore conservé son crédit dansl’Orient. I.'as-tronomie n’y est cultivée, ou plutôt connue, qu’autant qu’elleest nécessaire à l’astrologie; car les Turcs peuvent aussi peuse persuader que les Européens étudient l’astronomie sans croireà l’astrologie , qu’imaginer q ne l’on puisse examiner des ruineset des inscriptions antiques sans chercher des trésors.

On lit dans le Mercure de France , janvier 1763, 2 e . vol.p. 9 5 , une lettre où le cit. de la Lande racontoit la curiositéque le sultan eut en 1762 de recevoir tous les ouvrages publiéspar les astronomes de l’Académie; on remarquera qu’il ileman-doit, sur, tout les prédictions qui se f'aisoient sur l’avenir parla science des astres. Peut-être sa hautesse ne désiroit noslivres d’astronomie, que dans l’espérance d’y voir le sort des

Í ruissances qui sembloient alors acharnées à se détruire. Depuis'ambassade da comte deChoiseul-Goufíier, en turquie, on y a vu

Í >aroître quelques étincelles de lumière. On a traduit en turces Tables astronomiques en 1786, comme le raconte M. To-dórìni dans son Histoire de la littérature des Turcs. Mais levisir Ilali pacha et le Capitana-Bey , où vice-amiral, qui furentdécapités, étoient ceux qui conlribuoiem le plus à cette émulation.Nous ne rapporterons rien ici des règles de l’astrologie, si ce

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