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Tome quatrième.
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DES MATHEMATIQUES. Part. V. Liv.IX. 55 yChambres sans aucune contradiction , le roi y ayant donné sonroyal assentiment j le duc de Nivernois, ambassadeur de France,íut invité à faire venir de Paris des personnes capables d en-tendre et d’examiner la découverte de Harirson qui alloit êtrerévélée aux onze commissaires. C’étoit une marque d’estime etd’amitié qu’on donnoit à la France, et un moyen de rendreplus prompt, plus général et plus utile l’usage de cette machine.En conséquence, le duc de Saint - Florentin , ministre, ayantconsulté I Académie des Sciences, chargea au mois d’avril Camusde se transportera Londres avec Ferdinand-Bertlumd , et de teréunir avec le cit. de la Lande , qui y étoit allé pour son ins-truction particulière. Ils virent toutes les machines que Harrisonavoit faites depuis quelques années, et Berthoud, qui avoitdouté d’abord du succès, admira son génie et ses ressources.Cependant l’explication, et la publication du secret de la der-nière qui scmbloient être prêtes à se faire, furent retardées. M.Maskelyne qui soutenoit la méthode des longitudes par la luneet quelques-uns des onze commissaires jugèrent qu’il étoit deleur devoir de s’assurer par eux-mêmes, et par leur propre ex-périence , que les autres ouvriers seroient en état d’exécuterde semblables machines.

« Le y mai, 1763, dit le cit. de la Lande, j’allai avec le-, cit. Berthoud chez Harrison, il nous fit voir trois horloges-, de longitudes : le cit. Berthoud les trouva très-belles, très-» ingénieuses, très-bien exécutées; et quoique la régularité an-» noncée pour sa montre lui parut bien difficile à croire , il» n’étoit que plus impatient de la voir après qu’il eut vû les» trois horloges. Nous sollicitions les commissaires , M. Scott» nous faisoit espérer qu’il se contenteroit, si les horlogers» déclaroient qu’il s étoient en état de faire une montre pareille» à celle de Harrison, mais lord Morton et Charles Cavendish» nous dirent que le parlement les blâtneroient s’ils payoient» si cher un secret sans s’assurer de la réussite et de la sin-» cérité de l’anteur. »

En conséquence, les commissaires requirent Harrison, le i 3avril 1763, de faire exécuter d’autrcs montres pareilles sous leursyeux , et par des ouvriers dont on conviendroit pour être en-suite examinés. Harrison leur représentât que l’acte du parle-ment 11’exigeoit point de lui des épreuves, et des constructionsnouvelles, mais seulement le détail et l’explication de la montrequi étoit faite; il offrit de l’expliquer de vive voix et parécrit, avec les figures , les dessins et les procédés , de ma-nière que tous les ouvriers fussent en état do l’exccuter. Maisune partie des commissaires ayant persisté à juger que celan’étoit pas suffisant pour remplir l’objet et ['intention du par-