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Tome premier.
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CENDRES VÉGÉTATIVES.

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prairies; outre que l’ouvrier n’est point incom-modé par la poussière , qui ne tombe que d’unetrès-petite hauteur, et toujours en arrière de lui,ce moyen a encore l’avantage de répandre l’a-mendement avec plus d’égalité. ( Voyez Gypse ouPlâtre. )

Les cendres végétatives connues sous le nomde cendres de Beaurain ne se préparent pas seu-lement dans ce canton ; toutes les usines des dé-partemens de l'Aisne, de l’Oise et de la Somme,où l’on fabrique depuis quarante ans du vitriol,et plus nouvellement de l’alun et du sel amer(sulfate de magnésie), fournissent abondammentles cendres qui nous occupent; mais outre cesrésidus, qui sont immenses, on en prépare ex-clusivement pour cet usage, en bridant des tasénormes de li^niles sans autre but que de les ré-duire en cendres. La consommation en est deve-nue si considérable , qu’on assure qu’il s’en débilepar année, seulement dans la Picardie, plus detrois cent mille setiers , qui remontent par laSeine et la Marne jusqu’à Château-Thierry . Lesqualités que doivent avoir ces cendres sont d’êtrefort rouges, légères, fines., et d’une saveur styp-tique analogue à celle de l’encre ( ParmentierOn doit bien penser qu’un amendement de cellenature doit être répandu avec beaucoup de mé-nagement, surtout lorsqu’il n’a point été lessivé,et qu’il contient encore tous ses sels.