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Tome premier.
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AGRICULTURE.

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à-fait nuisible. Ce qu’il y a de constant, c’eétque partout où on l’a employée avec excès, elle aproduit la stérilité, et l’on ne doit jamais en fairel’essai qte très en petit. On a remarqué que lesel convient aux terrains humides , marécageuxet tourbeux : or , ce sont précisément ceux où lachaux produit de bons effets. Il semble donc,ainsi que le présume M. Eosc, qu’on pourra tou-jours le remplacer par cette terre, qui est ordi-nairement moins coûteuse que le sel. Les désertsqui se couvrent constamment d’une efflorescencesaline , lui doivent en grande partie leur stérilité ;et l’on pense avec raison, que l’usage ancien dejeter du sel sur les terres des peuples vaincus etsur le domaine des grands criminels , en signe devengeance et de malédiction, était fondésur l’idéeque cettesubstance entraînait avec elle la stérilitéla plus complète (1). On voit en effet, d'après cequi vient d’être dit, que le sel est un amendementdangereux, mais que le sable marin, qui n’enrenferme qu’une petite quantité , doit être fa-vorable aux terres entières, qu’il divise mécani-quement et qu’il stimule en raison des sels qu’ilcontient car tout le monde sait que l’eau de lamer ne renferme pas seulement du murialc desoude, mais qu’elle tient encore en dissolution

(1) Fréchric-Barberousse, qui se faisait appeler l’empereurdu monde entier, prit et rasa Milan en 1162, y fit passer laeliarruc et semer du sel.