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Tome premier.
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1X0 ÉCONOMIE DOMESTIQUE.

nous ne saurions trop le répéter (i), niaisl’introduction entretient toujours ce préjugé sifuneste à l’industrie française , que tout ce qui estétranger à notre sol est supéi'icur et préférableà ses produits?

La Belgique est riche en exploitations debouilles; celles des environs de Mons , de Char-leroi, de Liège , sont très - importantes ; on encompte trois cent cinquante , qui occupent vingtmille ouvriers, et qui produisent annuellementenviron douze millions de quintaux métriques dehouille de bonne qualité.

L’Allemagne , prise en masse, n’est point aussibien partagécsous le rapport des mines dehouille,que les contrées que nous venons de citer ; on peutnéanmoins regarder comme très-importantes leshouillères du pays de Sarrebruck , de la Roër,du comté de la Marck , celles du pays de Tœklen-bourg , et les cent mines de la Silésie, qui sontrépandues aux enviions de la ville de Schweid-nitz ; enfin la Saxe, la Bohème , l’Autriche , leTyrol, la Bavière, le Hanovre , le Hartz, la Hon-grie et quelques autres provinces allemandes ,

(i) En 1817 , l’importation de la houille en France par mer,s est élevée à 2,388,5 1 3 quintaux métriques, et a fait sortir deFrance la somme de 9 millions de francs, déduction faite dudroit d’entrée, qui est de î fr. par navire français , et 1 fr. 5o c.par navire étranger, pour chaque quintal métrique. (Cordier,inspecteur divisionnaire, Annales des Mines , t. 3, p. 5g6. )