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Tome premier.
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I 2 X

HOUILLE.

et qui serait indigne d’une nation comme la nôtre.Déjà l’usage du charbon de terre a pénétré dansquelques ateliers de la capitale ; les magasins dehouille s’y multiplient; on commence à voir quel-ques jolies grilles appropriées à ce combustible,avec les petits meubles qui sont nécessaires à cenouveau genre de chauffage : tout fait donc pré-voir ce changement heureuxque l’illustre Franklinavait pressenti, lorsqu'il écrivait à Ingcnhousz :

« Le bois deviendra extrêmement rare cnFrance,»> si l’usage du charbon de terre ne s’introduit« point dans ce pays comme il s’est introduit en» Angleterre, où il a éprouvé d’abord de l’oppo-» sition ; car on trouve encore dans les registres» du parlement du temps de la reine Elisabeth,une motion faite par un des membres, portant« que plusieurs teinturiers, brasseurs , forgerons et» autres artisans de Londres , avaient pris l'usage» du charbon de terre pour leurs feux au lieu de» bois, ce qui remplissait l 'air de vapeurs nuisibles» et de fumée, au grand préjudice de la santé,» part ici dièrenient des personnes qui venaient de« la campagne ; et que par conséquent il proposait« qu 'on fit une loi pour défendre à ces artisans» l 'usage d 'un pareil combustible , au moins du-» rant la session du parlement. Il semble par-là» qu’alors on ne s’en servait point dans les mai-» sons particulières, parce qu’on le îegardait» comme malsain. Heureusement les habitant de