BITUMES. l4ï
La source du mont Zibio, située près du volcanvaseux de Sassuolo aux environs de Modène , aété décrite en 1^60 par un certain FrançoisArioste, qui rapporte qu’on chauffait la terre bi-tumineuse de cet endroit, qu’on l’enfermait dansdes sacs de laine, et qu’on la plaçait ensuite sousun pressoir pour en exprimer le pétrole. Spal-lan/.ani, qui a décrit cette source en parlant duvolcan vaseux qui en est voisin, dit que l’exploi-tation de ce bitume consiste en deux puits quifournissent chacun une livre de pétrole par jouren été, et moitié seulement en hiver. (Spallanz.Voyage dans les Deux-Sici,les , t. y, p. a66.)
En France, la source de Gabian près de Pésenas ,département de l’Hérault, en Languedoc , fut dé-couverte en 1608; elle produisait alors trente-sixquintaux de bitume par an. En 1706 elle se perditentièrement, reparut bientôt après; mais depuiscette époque son produit a beaucoup diminué,car, suivant M. Marcel de Serre, professeur d’his-toire naturelle à Montpellier , elle ne donne plusaujourd’hui que quatre quintaux de pétrole paran , ou environ deux cents litres.
Outre ces principales sources de bitume, ilexiste une foule de lieux où le sol et les rochesen sont imprégnés, et d’où on l’extrait d’abordpar une chaleur modérée, et ensuite par la distil-lation. Tels sont les sables de Seyssel et de laperte du Rhône, département de l’Ain : ceux de