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Tome premier.
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LIGN1ÏES.

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partie des dépôts sablonneux qu’on rencontre sou-vent dans les vallées qui sont, bordées par desmontagnes calcaires; quelquefois aussi, il alterneavec des couches marneuses coquillières, sur les-quelles nous reviendrons bientôt en parlant del’origine présumée des lignites.

Ce combustible brûle facilement , sa fuméerépand une odeur très-désagréable ; il n’est pointsusceptible de servir aux travaux de la forge ,mais il est excellent pour la cuisson de la chaux ,de la brique, et pour le service de toutes les fa-briques ou manufactures où il ne s’agit que dechauffer ou évaporer des liquides. C’est ainsiqu’on l’emploie dans une partie de la France mé-ridionale pour le dévidage de la soie en cocons,pour la teinture , etc.

Outre la grande exploitation du départementde l’Aisne , il en existe plusieurs dans les dépar-temens de \aucluse et du Gard , particulière-ment près d'Orange et du Pont-Saint - Esprit .Ces dernières , que j'ai visitées plusieurs fois ,sont remarquables par les noyaux de succin quiy ont été découverts par M. Vignal , chirurgiende l’hôpital militaire de cette ville , et par degrosses coquilles fluviatiles épaisses et compri-mées à l’excès.