Band 
Tome premier.
Seite
218
JPEG-Download
 

MEDECINE.

y 18

ries : il convient dans le plus grand nombre de#affections du système absorbant. On l'incorporedans des extraits à la dose de douze, dix-huit ouvingt grains par jour; on en compose des tablettesavec du sucre et de la gomme adragant, où iln'entre qu’un dixième de soufre en poids.

Allié au cérat ou à la graisse de porc , sous laforme pulvérulente (fleurde soufre), on en com-pose un onguent contre la gale, qui est très-em-ployé dans cette affection quand elle est récente..

Combiné avec l’ammoniaque, la potasse ou lachaux , il forme ce que l’on nomme des foies desoufre , et ces composés s’emploient à la dosede douze grains par pinte.

Quant à l’art vétérinaire, il en tire aussi leplus grand parti pour le traitement des animaux :on assure même qu’il leur est favorable en étatde santé. L’on cite, à l’appui de cette opinion,qu’il existe dans la province de Gualimala , auMexique , des lacs qui sont alimentés par dessources qui sortent de terrains tellement sulfu-reux, que les eaux en charrient une grande quan-tité , qu’el cs en rejettent en abondance sur lesbords, et que les pâturages arrosés par ces eauxengraissent tellement les animaux qui s’y nour-rissent, que les chevaux les plus maigres y pren-nent en peu de temps un embonpoint extraor-dinaire (1).

(i) Chaptal, Chimie appliquée aux arts , t. I, p. 333.