\lll± MEDECINE.
brûlans, ainsi que disséminé dans quelques rochesprimitives.
Les Chinois font, avec celte substance , desvases purgatifs dans lesquels ils laissent séjournerdes acides végétaux que l’on boit ensuite. Us tirentcette substance du Japon , où elle existe en stalac-tites, dansun terrainvolcanique. (Romé-dc-Hle.)
Le réalgar et l’orpiment sont des remèdestrès-usités en Sibérie , pour le traitement des fiè-vres intermittentes qui régnent fréquemmentdans ces contrées. «J’en fus attaqué la quatrièmeannée de mon voyage, dilPatrin, elles personnesqui m’environnaient me pressaient de faire usagede leur spécifique ; mais, en comparant leur cons-titution avec la mienne:, je vis que ce qui leur ôtaitla fièvre, pourrait fort bien m’ôter la vie (i). »
L’ orpiment est d’un jaune citrin vif et éclatant,il est souvent lamelleux , et présente alors desreflets dorés. Ses lames sont peu adhérentes lesunes aux autres, et jouissent d’une certaine flexi-bilité. 11 se volatilise au feu comme le réalgar,en répandant une fumée épaisse et une odeur d’ailqu’il faut se garder de respirer.
Il est composé , d’après M. Thénard :
D’arsenic métallique. $7
Et de soufre. 43
1,00
(î) Patrin, Histoire des Min., édition in -12 des Œuvresde Bullon, t. xxx, p. i54.