MÉDECINE.
2^2
terminer l’énumération des secours que la méde-cine a droit d’attendre 'des minéraux, les pierresque l’on porte en amulettes , et dont toutes lesvertus résident dans la confiance et l’imaginationdes personnes qui en font usage.
L’aimant, la p'crre d’aigle, le jade, la tur-quoise, la variolite, la serpentine, etc., jouis-sent, en quelque sorte, du privilège d’être portésen amulettes, parce que les anciens leur attri-buaient les propriétés les plus merveilleuses , etqu’elles jouissent encore en Orient, en Europe ,en France, à Paris même, d’une sorte de répu-tation parmi les gens qui se complaisent dans lespréjugés, et qui sont persuadés qu’il suffit deporter telle ou telle amulette sur soi pour se pré-server d’une infinité de maux et de malheurs, oupour se guérir de quelque maladie.
Ces différentes pierres, taillées en cœurs, encylindres, en forme de poisson, ou en simplesplaques, sont percées d’un trou dans lequel 011passe un cordon ou des crins de quelque animal (1)pour les suspendre au cou du malade, ou pourles appliquer sur les parties affectées ; sur lecœur, etc.
Je nie formellement toutes les vertus imagi-
(1) Dans l’Inde , on suspend les amulettes avec des crins dela queue de l’éléphant ou de la crinière du lion. On sait à queldanger les sauvages s’exposent pour couper la queue des élé-phans vivans.