SOUDE MURI VTÉE. 2 jg
de combustible pour les amener au point où lesel commence à se précipiter , on a recours à l’é-vaporation naturelle et à des procédés économi-ques qui les activent infiniment. Le plus puissantde ces moyens, qu’on nomme graduation, est fondésur ce que , pour évaporer promptement un li-quide quelconque, il faut lui faire présenter àl’air le plus de surface possible ; or , après avoiramené l’eau salée de l’intérieur de la terre aulieu où est située l’usine, ce qui se fait ordinaire-ment à l’aide de tuyaux en bois ou de longs aque-ducs , on élève cette eau salée, au moyen despompes , à une assez grande hauteur pour la forcer à retomber à travers des piles de fascines quila divisent en une infinité de petites gouttelettesqui sont frappées par l’air en tous sens.
Ces grands appareils ont assez souvent vingt-cinq à trente pieds de hauteur, et présententquelquefois un développement de plus de douzecents pieds ; ils sont composés de hangars encharpente, ouverts à tous les vents, longs, étroits,et sous lesquels les fascines sont entassées avec artet forment une ou deux espèces de murailles. Ledessous est occupé en entier par un réservoir enbois, dans lequel l’eau s’assemble après avoir tra-versé les fascines, et où les pompes la reprennentpour la remonter à l’étage supérieur, et la forcerde nouveau à traverser les fascines. Cette ma-nœuvre , qui se répète jusqu’à vingt fois sur la
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