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Tome premier.
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SOUDE MURIATÉE. aGl

L’eau , amenée au degré convenable , est con-duite clans les chaudières où l’on doit achever del’évaporer , et où l’on récolte le sel qui se préci-pite au fond du bain (t). Ces chaudières, quisont en plomb ou en fer battu , sont ordinaire-ment carrées et peu profondes ; leur largeur estquelquefois très - considérable , et leur nombreest. proportionné aux besoins de la saline. Il sedépose ordinairement au fond de ces vastes bas-sines une croûte gypseuse et insoluble qu’onnomme schelot (2) , et qui forme un corps inter-médiaire entre la liqueur et la chaudière, ce quioc-casione assez souvent la fonte de celles qui sont enplomb; et c’est même une des raisons qui fontpré-férer les poêles de fer battu, qui sont composésd’un grand nombre de pièces séparées , dont lesbords sont renversés en dessous , et qui s’unissentles unes aux autres avec des boulons et des écrous.Ces pièces, qui ont deux lignes d’épaisseur, for-

(1) Plus l'évaporation est calme et prolongée, plus fe sel esten gros grains. A Dicuse, le sel ordinaire ne demande quevingt-quatre heures, et le sel à gros grain qu’on fabrique pourcertaines salaisons, demande cinq jours. En Angleterre Ondistingue le sel de dimanche , qui se forme seul pendant cejour de repos absolu ; il est plus gros, plus pur et plus estimé.

(2) Cette substance* négligée pendant long-temps, ne l’estplus aujourd’hui; tantôt on la pile sous des boccards, et on enretire beaucoup de muriate de soude ; tantôt on en extrait dusel de Glauber et du sel d’Epsom, comme à Montmorot et àPcx.