MISERAIS SALINS.
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et le volume à celle de Montmartre près Paris ,est presque entièrement composée de sel gemmeblanc et rougeâtre , disposé en couches verticaleset parallèles , dont l’épaisseur est assez variable.L’argile et le gypse , qui sont associés à la soudemurialée , et qui sont eux-mêmes très-salifères ,ne forment pas plus des trois dixièmes de la massetotale de cette montagne extraordinaire. M. Cor-dicr, à qui l’on en doit une description rigoureuse,a calculé que ce bloc immense de sel, qui est ex-posé à l’action des eaux pluviales , ne diminue enhauteur que de quatre pieds huit pouces cinqlignes en un siècle (i) ; diminution presque insen-sible, et qui a fait croire aux habitansmemes deCardonne que leur montagne résistait à l’actiondes pluies. Au reste cette merveille de l’Espagne est journellement exploitée pour le compte dugouvernement; l’extraction s’en fait à ciel ou-vert au moyen de la poudre, et le sel le plus pur,qui est situé vers la base, s’en détache en quar-tiers volumineux, que l’on écrase sous les meulesd’un moulin voisin. Cette exploitation rapporte ,dit-on, un million de francs par an au gouverne-ment espagnol .
Les deux autres mines de sel dont parle Bovvles,
( 1 ) Mémoire sur la montagne de sel gemme de Cardonneen Espagne , par Cordier, inspecteur des mines. Journal dephysique , t. Lxxii, p. 343, et Annales des Mines , lom. u,
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