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MINERAIS SALINS.
une cornue de verre , qui se termine par un tubede plomb , dont l’extrémité plonge au fond d’untonneau remplid’cau. Les vapeurs qui s’échappentpar le tube se dissolvent dans l’eau qu’elles tra-versent , et c’est elle qui sert à blanchir la pâte ;l’effet en est d’autant plus prompt qu’on en in-troduit davantage dans la cuve (i).
Enfin Guyton-Morvcau proposa, vers la memeépoque, de décomposer le sel pour en retirer lasoude, et de livrer ainsi au commerce une ma-tière première, bien supérieure à celle qu’on fa-brique par l’incinération de certaines plantes ma-
(i) Voici les proportions de sel, de manganèse et d’acidesulfurique, qui sont employées dans les papeteries de Vienne etd’Annonay .
Pour aciduler trois cents bouteilles d’eau :
Quatre livres et demie d’oxide de manganèse de la Romanèche ;
Six livres et demie de sel de cuisine;
Quatre livres et demie d’acide sulfurique.
On mêle séparément, et dans un vase vernissé, six livresd’eau avec l’acide ; il se produit une chaleur très-considérable,qu’il faut laisser disparaître entièrement avant de verser sur lesel et l’oxide, qui doivent être parfaitement mélangés ; sanscette précaution, le dégagement du gaz serait trop rapide, etc’est pour éviter le même inconvénient qu’on ne commence àmettre un feu doux sous 1 appareil que deux heures après qu’ilest luté. Les grosses bouteilles de verre nommées bombonnesou dames-jeannes remplacent fort bien les cornues, qui sontassez coûteuses, et qui ne se trouvent pas facilement en pro-vince. Comme le gaz acide muriatique s’échappe par la plus