MINERAIS SALINS.
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fond un gâteau de borax de six lignes d’épaisseur.Ce sel porte dans le pays le nom de soaga ou deswagah, et on le conserve en l’enduisant debeurre et de terre.
Les Hollandais ont gardé pendant assez long-temps le secret d’épurer le borax et de le livreraux consommateurs en assez gros cristaux ; au-jourd’hui l’on opère fort bien cet affinage enFrance , et il en a été présenté plusieurs échan-tillons à l’exposition de 18 ig.
On sait que le caractère le plus saillant duborax, qui, du reste, a une saveur urineuse etune transparence gélatineuse , est de se fondreavec facilité, d’abord en une fritte très-spongieuse,et ensuite en un verre bulleux; et c’est cette ex-trême fusibilité qui le fait employer par les bijou-tiers , ou plutôt son verre, pour souder les diffé-rentes parties de leurs ouvrages. On le fait entreraussi dans la composition du verre, pour envi-ron cinq hectogrammes (une livre) par pot,et il sert de fondant aux couleurs et à l’or qu’onapplique sur la porcelaine (Brongniart) (1). Enfinil est très-employé en docimasie , ou dans l’artd’essayer les minerais.
(1) Il n’est pas certain que le chrysocollc des anciens futtoujours le borax ; j’ai quelques raisons de penser, d’après ladescription même de Théophraste , que la chaux fluatée a portéaussi le nom de chrysocollc, ou colle d’or.