MINERAIS COMBUSTIBLES.
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on l’étouffait, en quelque sorte , en fermantles registres ménagés autour de cet appareil,qui diffère, comme on le voit, d’une véri-table distillation , puisque la houille brûle elle-même, et que l’on ne fait que recueillir la fuméeproduite par la première combustion, ou cellequi est accompagnée de flammes. Faujas, quivoyageait à cette époque en Angleterre ( vers1784)» frappé des avantages que l’on pouvait tirerde cette découverte , et s’étant assuré, auprès deplusieurs marins qui arrivaient de voyages loin-tains, que les vaisseaux spalmés ou enduits avecce goudron étaient beaucoup moins attaqués parles vers que ceux qui le sont avec le goudron vé-gétal , conçut l’idée d’en faire profiter sa patrie,et fit, de concert avec Buffon, au Jardin desplantes , des expériences en grand dans un four-neau analogue à celui qu’il avait vu en Ecosse , etqui contenait plus de treize milliers de houilles ,que l’on renouvelait toutes les quarante - huitheures.
Ce savant naturaliste opéra sur plusieurs es-pèces de houilles françaises , et trouva que lescharbons les plus gras et les plus collans n’étaientpoint cependant ceux qui produisaient la plusgrande quantité de goudron; qu’au contraire celuides mines de Decize , quoique de l’espèce appeléesèche , en renfermait le plus abondamment : ob-servation qui fut confirmée depuis par les expé-