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sulfure d’arsenic rouge ou réalgar suffit : ayanLfait fabriquer de la grenaille avec ce seul ingré-dient, je puis affirmer qu’il n’en faut point ajou-ter d’autres. Le procédé , la manutention et lesoutils décrits par M. Gillet-Laumont, sont tel-lement exacts, que j’y renvoie les personnes quivoudraient granuler du plomb propre à la chasse:je préfère seulement la manière de combiner l’ar-senic avec le plomb de M. Akerman (1) , dont lamanufacture a été établie au sommet de la tourde Saint-Jacques-la-Bouchcrie, à Paris . L’espècede vernis noir dont la grenaille de plomb est or-dinairement couverte, lui est donné au moyend’une substance qu’on nomme plombagine, aveclaquelle on la fait rouler dans un tonneau oudans une boîte carrée pendant un certain temps.Le plomb s’allie parfaitement avec plusieursautres métaux, et donne naissance à divers al-liages utiles aux arts et métiers. Le premier et leplus important est celui qui se compose d’unepartie d’antimoine et cinq de plomb : c’est la com-position des caractères d’imprimerie. Une partied’étain et deux de plomb produisent la souduredes plombiers. Cet alliage, calciné et réduit àl’état d’oxides blancs, est la base des émaux et
( 1 ) Gillet-Laumont. Granulation du plomb à giboyer,Annales des mines , 1.1, p. 3oi ; procédé d’Akerman , im-porté d’Angleterre, tome premier des Brevets expires, publiéspar M. Molard.