PLOMB.
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charbon qui le desoxide. Ainsi, par cette méthodequi cstla plus généralementsuivie, le sulfure passed’abord à l’état d’oxide, dans le four à réver-bère, se convertit ensuite, pour la plus grandepartie, à l’état de plomb métallique , et le reste,qui n’est point entièrement purgé de métal, estpassé dans d’autres fourneaux, où le charbon quibrûle en contact avec lui, le force de céder en-tièrement le plomb qu'il peut encore contenir.H existe un autre mode de traitement qui est em-ployé depuis long-temps en Allemagne , mais dontnous devons l’importation en France à MM. deMircmont et Blumenstein , propriétaires des mi-nes de Vienne en Dauphiné. Il consiste à offrirau soufre un corps avec lequel il ail plus d’affi-nité qu’il n’en a avec le plomb : ce corps, c’estle fer. On commence par fondre le minerai dansun réverbère de petite dimension, sans aucuneespèce de grillage, et quand le bain est formé,l’on y jette vingt-cinq pour cent de vieux fer ,de fonte granulée ou concassée ; peu de tempsaprès le fer s’est emparé du soufre , s’est changéen sulfure de fer qui surnage, et le plomb liquideoccupe le fond du bassin. Par cette méthode,on extrait complètement le plomb contenu dansdeux mille cinq cents livres de minerai, à l’aide dedeux ouvriers, et en moins de douze heures detravail.
La même quantité de minerai, traitée par le