MINERAIS MÉTALLIFÈRES,
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I. CUIVRE NATIF ,
Vulgairement cuivre vierge.
Le cuivre natif, comme on l’a déjà dit, a tousJes caractères de celui qui sort de nos fabriques,et de celui dont nous nous servons journelle-ment. La couleur, l’aspect, l’odeur, la flexibilité,le son , tout est parfaitement semblable ; sa pe-santeur est un peu plus forte que celle du cuivrefondu ; car ce dernier ne pèse guère que cinqcent quarante-cinq livres le pied cube , et celuique l’on trouve dans la nature atteint le poidsde six cents livres. Mais comme ce métal est sus-ceptible d’augmenter sensiblement de densitépar la pression, le cuivre des médailles, qui aété fortement écroui, pèse jusqu’à six cent vingtlivres le pied cube.
Le cuivre natif se trouve soit en feuillets assezétendus dans les fissures des minerais , soit engrains ou en rognons, soit en cristaux octaèdresimplantés les uns sur les autres, et formant desespèces de rameaux entrelacés tantôt fins et dé-licats, tantôt épais et massifs.
Les mines de laTouria, ou Turja en Sibérie ,visitées par Patrin et Macquart, en ont oliertde cette variété, dont la couleur approchait dujaune et du brillant de l’or Les mines de la Si-bérie sont très-riches en cuivre natif, dont il sortquelquefois des masses très - volumineuses, et