CUIVRE.
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5. CUIVRE OXIDULÉ,
Vulgairement mine de cuivre rouge.
Si ce minerai rouge ne se dissolvait point aveceffervescence dans l’acide nitrique et ne le coloraitpoint en vert, sans qu’il soit utile de le griller aupréalable , il serait aisé de le confondre avec plu-sieurs autres minerais rouges qui n’ont rien decommun avec lui.
creuset de liesse, en y ajoutant une dose de minerai cru, quel’on doit mêler exactement avec te premier :
5 o grammes de minerai grillé10 grammes de minerai cru
sont les proportions qui conviennent au cuivre pyriteux richeen métal ; on expose le creuset pendant vingt minutes dansun fourneau à vent ou au foyer d’une forge ordinaire , et l’ontrouve, en le cassant, un culot de cuivre recouvert d’une couchede sulfure de cuivre très-pur, surmonté d’une plaque de scories.Si l’on a trop grillé, ou que l’on n’ait point assez ajouté de mi-nerai cru , on 11e trouve qu’une masse brune parsemée d’unemultitude infinie de grains de cuivre; si au contraire on a tropajouté de minerai cru , la couche. de sulfure est très-épaisseet se détache difficilement du bouton de cuivre.
Pour connaître la richesse du minerai , il faut peser séparé-ment le culot de cuivre et la couche de sulfure , et déduire —du poids du cuivre , parce que ce n’est que du cuivre noir, et jde sulfure , parce qu’il ne contient que 80 p. cent de cuivre.
Ce procédé, que je liens de M. de Miremont, est fondé surce que le minerai grillé est à l’état d’oxide , et que le soufrecontenu dans celui qui est cru, s’empare de l’oxygène du pre-mier pour former de l’acide sulfureux, qui s’échappe, et laissele cuivre à l’état métallique : plus le minerai est pauvre , moinsil faut ajouter de mine crue.