CUIVRE. 465
factures ; il nous reste à parler du métal lui-même.
Le cuivre nouvellement poli est d’un rougemêlé d’orangé ; il perd son éclat à l’air ou à l’hu-midité , en se couvrant soit d’une pellicule verte,soit d’un enduit terne et brun. Après le fer, lecuivre est le métal le plus tenace , puisqu’un filde deux millimètres de diamètre ( moins d’uneligne ) porte sans se rompre un poids de près dedeux cent soixante-quinze livres. Sa ductilité esttrès-grande, aussi l’on en peut obtenir des feuillesexcessivement minces , qui servent à la prépara-tion de l’oripeau et des clinquans ; il se lire à lafilière, s’étend sous le laminoir, et se forge àchaud sous le martinet après qu’il a été ainsicomprimé, ou mieux encore , quand il a souffertl’effort du balancier l’on trouve que sa densité abeaucoup augmenté.
Le cuivre coulé, ou le cuivre rosette, ne pèseque cinq cent quarante-cinq livres Je pied cube ,tandis que le cuivre monnoyc pèse jusqu’à sixcent vingt livres. Il est beaucoup moins dur quele fer quand il est pur,\et plus dur que l’or etl’argent. Sa saveur et son odeur sont désagréableset nauséabondes ; il cristallise par refroidisse-ment en octaèdres implantés.
Le cuivre est très-sonore par lui-même , maison augmente encore cette propriété, par son al-liage avec l’étain. Il est très-difficile à fondre, et*• 3o