CUIVRE.
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feuilles (le cuivre, que l’on emploie à cet usage ;ces vases commencés portent le nom de coupes ,et sont achetés par les chaudronniers qui achèventde leur donner la forme qu’ils désirent et qui con-vient à l’usage auquel on les destine.
Quant aux grandes chaudières et aux alambics,on les construit de plusieurs pièces assembléespar des clous de cuivre rivés , et par une soudureplus fusible que le cuivre, dont je donnerai lacomposition en parlant de ses alliages avec lesautres métaux. On a reproché aux vases de cuivred’avoir causé nombre d’accidens, en introduisantune substance vénéneuse dans les aliincns qu’on yprépare et qu’on y laisse refroidir imprudem-ment. En effet le vert-de-gris est un poison vio-lent, et l’étamage ne s’oppose qu’imparfaitementà sa formation, c’est ce qui a fait bannir le cuivredes usages domestiques en Suède , où ce métal setrouve cependant avec abondance, ainsi qu’à laChine , où l’étain et le cuivre ne sont point admisdans les usages domestiques; ils sont remplacéspar les vases de fer battu et de terre cuite. Néan-moins, comme il ne faut point s’exagérer le mal,il est bon que l’on sache que l’on s’est convaincu,par des expériences directes, que ce n’est que parle refroidissement, et seulement au contact del’air etdescorps graisseux ou acides, que le cuivreproduit le vert-de-gris. Il n’y a donc aucun dan-ger à préparer les alimens dans un vase de cuivre