CUIVRE. 481
l’airain dont les peuples de l’antiquité faisaientun si grand usage pour confection de leurs armes,de leurs cuirasses, de leurs slatues, de leurs bé-liers, de leurs monnaies et pour la plupart deleurs ustensiles de ménage.
L’art d’extraire le cuivre des minerais qui lecontiennent n’a point exigé dans l’origine uneaussi grande suite d’opérations métallurgiquesque le traitement du fer; le cuivre natif, commeje l’ai déjà dit, se trouvant généralement associéavec les minerais cuivreux les plus riches et lesplus faciles à travailler, aura conduit lespremiersfondeurs à l’idée de traiter non-seulement le.cuivre métallique apparent, mais aussi les ma-tières lourdes et métalloïdes qui l’accompagnent.Or, tous les minerais de cuivre qui ne sont pointsulfurés cèdent leur métal au premier feu, pourvuqu’on les meLte en contact avec le charbon; etcomme cette manière de fondre a dû se présenterla première , ils auront précisément débuté parle moyen qui est à la fois le plus simple et le plusconforme à la théorie de la désoxidalion desmétaux ; et comme ils n’ont employé ce métalque fondu et allié, que la plupart de leurs ou-vrages en cuivre sont coulés, ils auront peut-êtresauvé l’opération du raffinage, qui est une desplus difficiles et des plus délicates du traitementactuel de ce métal.
Après avoir fait un triage des minerais les plusi. 3i