CUIVRE.
483
que par des grillages nombreux et des fontes al-ternatives qui ont pour but de rapprocher lamatière, et de la dégager de plusieurs oxidesétrangers, ou de quelques substances terreusesdont on n’avait pu la purifier mécanique-ment.
Le produit des fontes qui alternent avec lesgrillages sont des matières aigres, brunes, fra-giles , d’une couleur plus ou moins violâtre , quel’on appelle malles. Je compare ces malles decuivre à la fonte du fer. Lorsqu'elles ont subiplusieurs grillages et plusieurs (usions , elles fi-nissent par changer leur couleur brune contreune teinte gris d’acier , et leurs pores sont rem-plis de filamens de cuivre rouge contournés.
Lorsqu'on est parvenu à ce point, un seul gril-lage suffit ordinairement pour que la fonte sui-vante produise le cuivre noir. Avant d’aller plusloin, il faut dire que le grillage du minerai s’exé-cuic ordinairement en plein air, que l’on en com-pose des tas pyramidaux qui renferment quel-quefois cinq mille quintaux métriques de minerai,plus ou moins, que l’on commence à allumeravec du bois ou de la houille , et qui se grilleensuite lui-mème aux dépens de son propre sou-fre ou du bitume qu’il contient. Ce moyen est leplus économique.
Les malles qui proviennent de la fonte de ceminerai grillé, le sont elies-mèmes à leur tour;
3i.