Band 
Tome premier.
Seite
528
JPEG-Download
 

J2.Ü MINERAIS MÉTALLIFÈRES

que l’on puisse l’extraire avec des seaux dans l’in-térieur des mines ; mais ce fait est rare , et lemercure natif ne forme jamais seul l’objet d’au-cune exploitation. Je n’insiste point sur les ca-ractères de ce minerai ; car tout le monde con-naît la fluidité naturelle de ce métal, et ce seulcaractère suffit pour le faire reconnaître partoutoù on le rencontre. J’ajoute seulement que lemercure coulant se combine quelquefois avecl’argent, et qu’il devient solide et susceptible decristalliser; dans ce cas, il contient un tiers deson poids d’argent; mais on en trouve où le mer-cure est en excès, et alors l’amalgame est mouet presque fluide.

Cette espèce, que l’on nomme amalgame na-turel , ou mercure argentai , accompagne lesautres minerais de mercure sous la forme de très-petits cristaux arrondis , de petites masses infor-mes , ou de lames engagées dans les cavités degangues ferrugineuses et argileuses,ou à la surfacede certaines lithomarges qui contiennent le mer-cure natif, ainsi que les autres minerais de ce mé-tal; mais il es t toujours peu abondant et même assezrare dans les mines, pour qu’il soit presque en-tièrement absorbé par les collections de miné-ralogie.