ARGENT.
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peu d’alumine ; mais, suivant Patrin, il a le de-faut de se volatiliser au feu , en sorte que si l’onn’a pas le soin d’y joindre du fer ou toute autresubstance qui ait plus d’affinité que l’argent avecl’acide muriatique, une grande partie de ce métalest emportée par la cheminée des fourneaux.Proust assure que cet effet n’a lieu qu’autant quele minerai contient de l’eau; et qu’aussitôt qu’elleest évaporée , il ne se volatilise plus. On a encoreremarqué que l’argent muriaté ne se rencontreque dans la partie supérieure des filons, et qu’ilpénètre rarement au delà de cinq à six toisesde profondeur. On l’a trouvé en abondance auPérou, au Mexique .
Tels sont les minerais d’argent proprementdits, ceux qui sont connus des exploitans et desmineurs. Quant à Xargent blanc qui ressemble àune galène à grain fin , à Vargent carbonate quifait effervescence avec les acides, et qui se ré-duit aisément au chalumeau , à l 'argent bismuthi-jère et à quelques autres sous-variétés, on ne lésatrouvées jusqu’à présent qu’en si petites parti-cules, qu’elles ne peuvent intéresser que les mi-néralogistes dont elles complètent les collections,mais elles ne sont d’aucun intérêt pour les explci-tans. A l’égard de plusieurs minéraux qui ontporté dans les anciennes minéralogies les nomsde minerais d’argent , comme Y argent merde-d’oie, Y argent en épi, Y argent gris, Y argent amal-