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Tome premier.
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développé celte once d’or en une lame de deuxcenl vingl-deux lieues de longueur, sur environ unneuvième de ligne de largeur ; et l’on trouve parle calcul que ce ruban est divisible en quatorzebillions de parties visibles à l’œil nu.

C’est par suite de cette divisibilité extrême,que l’on prétend qu’avec un ducat d’or, valantenviron 12 francs, il est possible de dorer unestatue équestre de grandeur naturelle (1). Lesfeuilles d’or que fabriquent les batteurs, placéesentre L’œil et la lumière, paraissent d’un vert

(r) L’on elle un grand nombre de monumens dorés en pleindans l’Inde , et particulièrement dans les villes principales duroyaume de Camboge. Ces tours, ces ponts, ces portes, cesdivinités colossales, dorés ou recouverts de plaques d’or,que les Bouddhistes ont élevés dans les diflércntcs parties del’Inde orientale, ont fait penser à quelques écrivains écono-mistes , que cette prodigieuse consommation d or et d’argentpouvait compter pour quelque chose dans les questions relativesà la balance et à l’écoulement des métaux précieux, dans lesdifférentes parties de l’ancien continent.

En effet, dit M. ltémusat, dans sa Description du royaumede Camboge, l’on peut juger par comparaison : la dorure dudôme de l’hôtel des Invalides, à Paris , a coûté g£,o5g francs;la lanterne seule , avec la flèche, a été dorée en plein comme lesmonumens de l’Inde ; elle a coûté 18 , 5^0 francs. Le pied super-ficiel est évalué à 3 francs 56 centimes, et le dôme, sans la flè-che , en contient 2 t, 2 io. La main d’œuvre, il est vrai, estmoins chère aux Indes qu’à Paris ; mais aussi l’art de battrel’or en feuilles d'une extrême ténuité, n’y est pas très-perfec-tionné,et l’on doit en perdre beaucoup dans la dorure. Qu’on