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Tome premier.
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ou.

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latitude, est soumis au gouvernement aristocra-tique, et ce sont les farirns ou seigneurs des vil-lages qui fixent l’époque des fouilles dont moitiédu produit leur revient. Les Européens travail-lèrent à l’exploitation de ces lavages jusqu’en iy63.Cet or se répand dans toute la Barbarie , et jus-qu’au Caire et à Alexandrie en Egypte , sous lenom de tibir.

3° Enfin on recueille beaucoup d’or aux envi-rons de Sofala , et les Cafres y en apportent aussidu pays de Manica. La ville de Sofala se nommeaussi Sophira , ce qui a fait penser que ce pou-vait être l’ancienne Ophir où Salomon envoyaitsa flotte pour y chercher l’or.

11 n’est pas aisé d’apprécier le produit de tellesexploitations : cependant M. Brongniart le porteapproximativement à mille cinq cents kilo-grammes par an, ce qui répondrait à 5,169,000francs, en évaluant toujours l’or à 3,446 francs lekilogramme.

En Asie , la partie méridionale renferme beau-coup de terrains d’alluvion qui sont aurifères; etun grand nombre de rivières en roulent aussi despaillettes. Le Pactole, dont on a beaucoup exa-géré les richesses et les propriétés, est une petiterivière aurifère qui coule en Lydie et qui étaitla source des richesses de Crésus. Ses eaux gué-rissaient de tous les maux suivant les poètes del’antiquité, ce qui n’est peut-être qu’une allé-

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