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Tome premier.
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MINERAIS MÉTALLIFÈRES,plomb et la coupellation; mais ce pi'oce'dé, beau-coup moins économique que l’amalgamation, estpeu suivi. Le mercure convient d’autant plus àces minerais pyriteux, qu’ils sont ordinairementtrès-pauvres en or, et qu’il faut la plus grandeéconomie pour que l’on puisse en obtenir quel-que bénéfice. Les pyrites aurifères que l’on ex-ploite encore sur le revers méridional des Alpes et dans les Grisons , ne contiennent quelquefoisqu’un deux cent millième d’or. Cependant à l’é-poque où Saussure visita l’exploitation de Macu-gnaga au pied du Mont-Ptose, elle donnaitenviron i3,ooo fr. de bénéfice net. Ces exploita-tions, et plusieurs lavages établis en Piémont,produisent environ vingt-cinq marcs d’or par anou un peu plus de six kilogrammes, valant à peuprès 20,676 fr.

Nous venons de citer, non pas toutes les minesd’or, car cela nous est impossible, mais au moinsles principales ou celles qui versent leurs produitsdans le commerce européen. La récapitulationsuivante, qui est celle que M. Brongniart a donnéed’après d’excellens renseignemens recueillis parM. Ch. Coquebert, offre le tableau approximatifde la masse d’or et d’argent qui est extraite an-nuellement du sein de la terre, et qui est mise im-médiatement en circulation, soit sous la formede monnaie courante , soit sous celles de bijouxou d’ustensiles de luxe.