PJ.ÀTINE.
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fondeur au milieu du sable aurifère etplatinifère.Pendant bien long-temps le platine a été' rejetésous le nom d 'or blanc, et il ne paraît avoir reçule nom de platine , diminutif de plata , argent,qu’à l’époque où les Espagnols commencèrent à eufabriquer quelques objets de curiosité. 11 est pro-bable que les gardes d’épées, les tabatières ; etc.,qu’ils portaient par simple curiosité, n’étaientpoint de platine pur, mais d’un de ses alliages,car on n’avait point encore surmonté , à cetteépoque, la difficulté qu’on éprouve à le travailler.
On sépare les grains de platine des sables quiles contiennent, par des lavages soignés ; mais,comme sa pesanteur est à peu près semblable, encet état, à celle de l’or, il en résulte que ces deuxminerais restcntmélangés après le lavage, de ma-nière qu’on est obligé de les faire passer à l'amal-gamation du mercure, qui attaque l’or, et quilaisse le platine isolé ; en sorte que le platine quinous arrive en Europe a déjà été au moins lavé,criblé et quelquefois purgé d’or par l’amalgama-tion. Ce minerai, quand il est en grains fins, sevend 4 à 5 francs l’once , et davantage si les grainssont un peu gros. Tout le platine que l’on em-ploie dans les arts provient de cette partie de1 Amérique septentrionale; mais il s’en trouveaussi dans le lavage de Matlo-Grasso, au Brésil ;celui-ci est en grains plus gros et moins compacteque le platine du Choco. Quant à celui de Saint -