PLATINE. 63g
rier ont présenté à l’exposition de 1819, d’unepart, un vase de platine fabriqué d’une seulepièce , et qui peut contenir deux cents litres deliquide , plusieurs ustensiles de ménage exécutésavec ce métal, et enfin, des feuilles de platine ,aussi ténues que les feuilles d’or. MM. Jeannetyfils et Chatenay ont également présenté à la memeexposition, de la vaisselle et des bijoux en pla-tine ; et l’on a remarqué les grandes règles de cemétal destinées à transmettre à la Société royalede Londres, et à l’Académie des Sciences de Pé-tersbourg, les étalons des mesures françaises quisont, comme on le sait, prises dans la natureelle-même.
MM. Cuoq, Couturier, Jeannety, Chatenay,Michaud et Breaut, tous artistes français , ontobtenu de justes encouragemens au concoursmémorable de 1819.
Une petite découverte que l’on ne doit pointomettre ici, puisqu’elle se rattache à l’histoiredu platine, a donné naissance à une nouvelle ma-nière de conserver du feu à peu de frais. Voici enquoi consiste cette espèce de veilleuse, que M. Le-l'cbours de Paris a exécutée l’un des premiers.Si l’on prend un flacon d’alcohol, que l’on yplace une mèche de coton comme dans unelampe ordinaire, et que l’on entoure cette mèched’un fil de platine en spirale, de manière à cequ’il déborde en dehors, ce fil rougira aussitôt