COBALT. 673
relis minerais que l’on vient de décrire four-nissent , d’une part, la plus forte partie del’arsenic qui circule dans le commerce, et, del’autre, le principe colorant qui produit tous lesémaux et tous les verres bleus connus.
Le safre ou sa/lor, le smalt, l'azur ou bleu d’é-mail, sont lesdifférens produits des minerais decobalt, que nous devons examiner successivement.
Le safre.. Après avoir trié , broyé, lavé et cri-blé le minerai de cobalt gris ou arsenical, on luifait subir un grillage soigné dans un fourneauà réverbère, terminé par une longue cheminéehorizontale en forme de galerie. Celte opéra-tion a pour but de volatiliser l’arsenic et le sou-fre contenus dans ces minerais, de réduire lecobalt à l’état de simple oxide, et de recueillirle soufre et l’arsenic qui vont se condenser dansces longs couloirs dont on a déjà parlé en trai-tant des minerais arsenicaux proprement dits.
L’oxide gris qui provient de ce grillage, mélangéavec du sable siliceux, et broyéentre deux meules,est humecté et réduiten masses, que l’on expédieau loin, et qui est prêt àoonner , par une addi-tion de potasse , le verre bleu nommé srna/t;mais cette matière grise n’est encore que dusafre.
Pour convertir le safre en smalt ou azur , on yajoute deux parties de potasse, c’est-à-dire à peuprès autant que l’on a ajouté de sable à l’oxide ,1. 43