ARCHITECTURE.
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cilité avec laquelle on peut la tailler quand elleest fraîche, qu’elle doit son surnom de mollasse.
Il y a donc beaucoup de choix dans cette espècede grès, dont la couleur verdâtre est semblableà celle de quelques argiles glaises, et il ne seraitpas prudent d’employer, sans un délai d’au moinsune année, des pierres qui proviendraient d’unenouvelle carrière ; car , quelle que soit leur res-semblance avec celles qui sont déjà éprouvées,il peut arriver qu’elles se dégradent complète-ment dans un espace de temps assez court : on envoit nombre d’exemples aux environs de Genève, ,où ce grès est ti'ès-employé pour les chambi'anlesdes portes et des fenêtres, les cœurs de chemi-nées, les chenets, etc. Les carrières sont situées surl’une et l’autre rive du lac, et l’IIôtel-de-YiHc ,qui en est entièrement construit, pi'ovient descarrières qui étaient ouvertes au pied du coteaude Coligny , et dans lesquelles on trouva quelqueindice de bouille ( Saussure , § 61 ). Il en existeune autre, en pleine exploitation , entre Copetet Nyon ; d’autres aux environs de Berne et deLausanne , qui fournissent aux constructions deces deux villes.
Le grès vert existe en France , et s’exploitecomme à Genève. Brives, département de la Cor-rèze , est entièrement bâti avec ce grès, qui pro-vient des carrières de Grammont ; il se taille aussiproprement que celui delà Suisse , et il est même