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Tome second.
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g 8 architecture;

et non de combustible , qui brûlerait inutie-

ment.

Lord Stanhope et le comte de Piumfort tntimaginé de nouveaux fours à chaux d’un serviceplus facile que les anciens, et qui joignent à cepremier avantage, celui d’une grande économiedans le combustible : ils sont figurés dans plu-sieurs journaux scientifiques. Celui de lord Slan-hope peut cuire cent douze mesures de pierre àchaux fivec douze mesures de houille , mêlées àdix mesures de cinders , qui est de la houille'àmoitié consumée que l’on recueille sous les grillesdomestiques; le tout est fortement imprégnéd’eau. Dans les fours coniquesordinaires, soixante-douze pieds cubes de houille cuisent une toisecube ou deux cent seize pieds cubes de pierres.

On a quelquefois profité des feux naturels quiexistent dans certaines contrées, et qui sont dusà un dégagement continuel de gaz inflammable(hydrogène carboné), pour y cuire de la pierreà chaux : Michel-Angiolo-Turini construisit àBarigazo, dans le Modénois, un petit four à chauxdans la plaine des Feux qui en est voisine, et, en1794, ce four économique et naturel était encoreen pleine activité (1). Au reste, cette application aété faite depuis long-temps en Perse, à trois millesde la mer Caspienne , dans la péninsule d ' Ahs-

(1) Spallanzani , Voyage dans lesDeux-Siciles , t. 5 , p. 102.