PIERRES A CHAUX. IOI
qu’on la nomme chaux morte ou chaux brûlée.
Dans certaines provinces la fabrication de lachaux est une branche d’industrie fort impor-tante ; dans le pays de Hesse , les carrières et lesfours sont affermés par le souverain et sont d’untrès-grand produit. La France est riche en car-rières de bonnes pierres à chaux : aussi celles quel’on fabrique à Nîmes, à Montpellier , à Monté-liinart, à Lyon, à Ncvers, à Cahors, à Bordeaux ,à Perpignan, à Pau, à Tarbes, à Rouen , à Se-nonches et à Champigny , Melun , Essone et Sen-lis, près Paris , sont-elles la plupart hydrauliqueset très-estimées ; cependant de toutes ces pierresà chaux, aucune n’est comparable à celle qui estconnue sous le nom de galet de Boulogne. Mal-heureusement elle ne se trouve point en grandesmasses, mais seulement sur la grève , en mor-ceaux roulés, bruns et schisteux. Cette pierre cal-cinée produit une chaux qui prend sous l’eauaussi promptement que le plâtre , et qui devientde plus en plus solide : on lui avait donné le nomde plâtre-ciment, qui ne lui convient nullement,car elle ne diffère des autres chaux que par sa qua-lité éminemment hydraulique; et la pierre quila produit n’a rien de commun avec le gypse quiseul donne du plâtre à la calcination. Cettechaux, en raison de son excellente propriété , aete vendue jusqu’à 3oo francs le mètre cube. Lachaux d’Essonc se vend à Paris environ 3 francs