POUZZOLANES.
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livrer ses pouzzolanes factices au prix modiquede soixante-quinze centimes le quintal (1) , ilavoue cependant qu’il est encore plus économi-que, en temps de paix, d’employer la pouzzolanevolcanique d’Italie , qu’on apporte en lest et sansfrais : ainsi, l’avantage de cette préparation estmoins sensible au bord de la Méditerranée quepartout ailleurs. Telle fut, je crois, la premièretentative faite en France pour remplacer lesvraies pouzzolanes , et l’on verra qu'elle fut sui-vie et imitée par plusieurs autres épreuves quieurent un égal succès.
M. Dumesny, par exemple, s’occupait depuislong-temps à la Rochelle des moyens d’utiliser lesterres argileuses des environs. Eclairé par le beautravail de M. G. Lcpère, ainsi qu’il le dit lui-mcme, sur la manière d’arriver plus sûrementau but très-louable qu’il voulait atteindre, M. Du-mesny est parvenu à composer des pouzzolanesavec une terre de son fonds, dont il tait la na-ture, et pour laquelle il a obtenu un brevet d’in-vention de cinq ans. Des fournitures de cettepouzzolane factice ont été faites pour les travauxdu port de la Rochelle , ainsi que pour ceux dufort de Boyard, dans l’ile d’Aix.
M. \italis, professeur de chimie appliquée auxarts à Rouen , invité par M. l’ingénieur Masson,
( 1 ) Chaptal, Mémoire sur les terres ocreuscs, proprespar leur torréfaction , à remplacer les pouzzolanes, 1787.