BRIQUES ET PISÉ. 17 i
vingt-cinq pieds de hauteur au-dessus de l’assisede pierre, est revêtue de briques cuites, sur l’uneet l’autre face, on ne peut s’empêcher de réflé-chir à la masse énorme de combustible qui a étéconsumée pour la cuisson d’une aussi immensequantité d'argile , et d’admirer en même tempsl’industrie des hommes qui ont créé des maté-riaux solides, pour remplacer ceux que la natureavait refusés aux contrées qu’ils voulaienlhabiler.M. Chaptal porte la valeur annuelle des briques etdes tuiles fabriquées en France à 17,500,000 fr.et celle de la chaux et du plâtre entre 10 etmillions.
Briques flottantes. On doit à MM. Fabroni etFaujas la découverte d'une argile légère, blanche,très-siliceuse et réfractaire, dont ils firent exé-cuter des briques qui flottaient sur l’eau commele bois. Leur résistance comparative était à peuprès égale à celle des briques ordinaires ; maisleur poids est tel qu’une brique de sept pouces delong , de quatre pouces et demi de large et d’unpouce huit lignes d’épaisseur , ne pèse que qua-torze onces un quart, tandis que la brique ordi-naire, de même volume , pèse cinq livres six on-ces trois quarts. Fabroni trouva cette terre par-ticulière qui renfermait des débris de végétaux,prèsSanta-FioradansleSiennois, etFaujaslarecon-nut également avec des empreintes de feuilles à labase des monts Coirons, département de l’Ardèche .