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à tous les alimcns qu’on y préparerait. Il étaitdonc très-important de trouver des substances quipussent se vitrifier facilement à la surface despoteries, des faïences et des porcelaines ; maisl’expérience a prouvé que peu de minéraux étaientsusceptibles de remplir les conditions qui cons-tituent une couverte économique , solide et saineà la fois. En effet, toute couverte doit être plusfusible que la terre qu’elle couvre , se vitrifierbeaucoup avant que la pâte puisse se ramollir etacquérir en refroidissant un certain degré de du-reté. Voilà précisément ce qui s’est opposé jus-qu’à présent à ce que l’on ait pu remplacer lacouverte des poteries communes, qui n’est pastrès-saine , par une autre qui n’offrirait aucundanger. Cela tient à ce que l’argile de cette po-terie se trouve malheureusement la plus fusiblede toutes, et qu’on est obligé de la couvrir avecune substance plus fusible encore , qui est unverre de plomb fait avec un minerai naturel dontnous allons nous occuper. On a proposé de leremplacer par des verres ordinaires ou par de lapierre ponce pulvérisée ; mais il faut que cessubstances n’aient point répondu à l’attente desinventeurs, puisqu’on n’en fait aucun usage quoi-que le gouvernement français ait ordonné des re-cherches à cet égard, dans l’intention paternellede procurer à la classe indigente et laborieuse une.poterie saine et peu coûteuse.