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Tome troisième.
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II4 ARTS MECANIQUES.

fixe à un manche de bois, au moyen d’une virolede cuivre , et qui servent de brunissoirs aux bi-joutiers, aux doreurs , aux arquebusiers, aux da-masquineurs , et à tous les artistes qui polissentles métaux.

L’hématite ferret, le seul qui nous intéressepour l’instant, se vend à Paris , i fr. 25 c.à i fr.5o c. la livre ; il nous est apporté d’Espagne , oùon le trouve dans la mine Sommo-Rotro, en Bis-caye. Nous en possédons en France de tout aussibon, soit à Framont, dans les Yosges, àBaygory,dans les Pyrénées , soit à Salignac , près de Sar-lat, département de la Dordogne, où M. Molènes l’a découvert récemment. Ce dernier a été essayéet approuvé dans les manufactures de Saint-Etienne et de Tulle. Sa poussière est jaune, cellede l’hématite d’Espagne est rouge.

Comme on ne peut point faire avec l’hématiteles brunissoirs courbes et effilés dont on a be-soin pour atteindre dans les endroits qui sont en-foncés ou recouverts par des ornemens , on estobligé de se servir de brunissoirs d’agate ou desilex , qui remplissent à peu près le même but,et qui se fabriquent à Idar en Palatinat . ( Voyezl’Histoire des agates. ) On a aussi employé aumême usage une pierre calcaire particulière quel’on trouve dans les carrières de Paris, et qui estconnue des ouvriers sous le nom de marne cail-louteuse. ( Héricart de Tliury. )